Votre enfant évolue dans un milieu sécurisé où aucun objet ou produit dangereux n’est à sa portée. Par ailleurs, un certain nombre de règles de vie sont en place par rapport à la maison, à l’extérieur, aux animaux, etc. …
Afin que ces règles soient respectées et bénéfiques, chacune sera expliquée. A propos des colères de bébé, disputes autour des jouets, cheveux tirés, coups de pied et cris…Ces comportements font partie du développement de l’enfant et de son apprentissage de la vie en petit groupe. Mon rôle est alors de leur apprendre à être patient pour obtenir ce qu’ils désirent et de leur apprendre à utiliser le langage pour convaincre les autres afin de satisfaire leurs besoins. Ce sont les deux facteurs les plus importants que j’utilise afin de contrer l’agressivité des enfants entre eux.
Je ne répond jamais à la violence par la violence physique (morsure, petite tape sur la main, fessée, tirage de cheveux…) ou psychologique (privation de dessert, chantage affectif, dévalorisation). Ces violences sont appelés VEO ce que j’interdis dans ma maison et aussi à l’extérieur. Je n’ignore jamais l’agressivité mais je suis proactive en ce sens que je privilégie la pédagogie et le dialogue calme afin que le comportement de l’enfant évolue positivement. La politesse reste une règle importante à la maison, ainsi que le respect, par rapport aux autres personnes (enfants comme adultes), aux animaux, au matériel. Lors de nos déplacements, votre enfant devra respecter les règles élémentaires de sécurité.
L’enfant apprenant beaucoup par l’imitation il est évident que je me plie au même règles pour qu’il puisse les intégrer plus facilement. Pour favoriser l’accès à l’autonomie, je guiderais votre enfant dans l’accomplissement de tâches quotidiennes (rangement, déplacement, repas, habillage, déshabillage, etc. …) Expliquer, essayer et réessayer, encourager et valoriser les progrès me semble le meilleur moyen pour aider un enfant à grandir.
Comme l’indique l’article 19 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) ; « Chaque enfant a le droit d’être protégé contre toute forme de violence physique et mentale ».
Voir ci-après le lien vers le listing des VEO :
Listing des violences – Enfances épanouies (wordpress.com)
En tant que professionnelle de la petite enfance, je sais aujourd’hui grâce aux récentes découvertes scientifiques que le jeune enfant n’a pas la capacité de prendre du recul sur les émotions qu’il ressent, ni de « manipuler » son entourage.
De même qu’un tout-petit ne pleure jamais sans raison. Il y a toujours une cause aux pleurs d’un enfant et si le simple fait de prendre un enfant dans ses bras l’apaise, ce n’est pas qu’il est « capricieux » ou « coquin » c’est simplement qu’il se sent en sécurité contre nous.
Pourquoi je ne punis pas ?
L’accompagnement que je mets en place est basé sur le respect de l’enfant dans sa globalité. Du fait de leur immaturité cérébrale (CF : Ouvrages de Catherine GUEGUEN) les enfants ne peuvent gérer leurs émotions qu’à partir de 7 ans environ. C’est pourquoi ils ont besoin que les adultes accueillent et soutiennent l’expression de leurs émotions souvent débordantes.
D’autre part, les neurosciences affectives ont prouvé qu’un accompagnement empathique et bienveillant permet à l’enfant d’avoir une bonne estime de soi, de pouvoir s’exprimer librement, d’apprendre à réparer ses erreurs, et de devenir lui-même empathique et bienveillant avec les autres.
A l’inverse, il a été prouvé que les violences éducatives ordinaires nuisent à l’estime de soi, et montrent aux enfants que la violence (aussi petite soit-elle) est une réponse acceptable voire encouragée en cas de conflit.
Quand on isole ou qu’on tape un enfant, il apprend également que la violence et les humiliations sont acceptables quand elles sont exercées par des adultes.
Études scientifiques sur les effets de la violence éducative ordinaire | OVEO
Les alternatives à la punition . Il ne s’agit pas de laisser l’enfant faire tout ce qu’il veut mais de l’accompagner dans le vécu de ses émotions par divers outils (ex : Espace de retour au calme, coussin de la colère, peluches personnalisant chaque émotion).
Le principal outil que j’ai en ma possession est la communication et le fait de rentrer en empathie avec l’enfant quand il vit une émotion désagréable. Je lui propose un câlin et reste près de lui s’il refuse le contact. Une fois le calme revenu, je prends ensuite le temps d’échanger avec lui sur l’incident qui a provoqué cette tempête émotionnelle et je reviens sur la règle initiale.
| Quelques liens pour aller plus loin : OVEO Les neurosciences en faveur de l’éducation bienveillante (apprendreaeduquer.fr) Les désavantages de la mise à l’écart temporaire (Time-Out) par Aletha Solter, Ph.D. (awareparenting.com) Violences éducatives ordinaires : leurs conséquences sur le cerveau de l’enfant. Par Catherine Gueguen (lesprosdelapetiteenfance.fr) Quelques ouvrages que je peux prêter à mes employeurs : * Il n’y a pas de parent parfait, Isabelle FILLIOZAT * J’ai tout essayé, Isabelle FILLIOZAT * Au cœur des émotions de l’enfant, Isabelle FILLIOZAT * Vivre heureux avec son enfant, Catherine GUEGUEN * Lettre à un jeune parent, Catherine GUEGUEN |
